- Féminisme et lesbianisme -
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Résumé de l'article La
place des lesbiennes dans le mouvement des femmes de Line
Chamberland
Le lesbianisme féministe (années 70)
Les années 80
Les années 1990 : visibilité et reconnaissance sociale
Beaucoup se sont concentrées , comme Line Chamberland, sur des objectifs
pragmatiques en nouant des alliances ponctuelles.
Idées de Line Chamberland sur les lesbiennes
2. elle insiste sur la nécessité pour les mouvements féministes d'intégrer
les lesbiennes en tant que lesbiennes et non uniquement comme des femmes.
Cette spécificité engendrera et engendre déjà des tensions qu'il
faudra aplanir. Considérer les lesbiennes comme des femmes et uniquement
comme cela les désexualise.
3. l'identité et la construction des lesbiennes est issue d'un mouvement
historique particulier. Il convient d'étudier pour l'auteure comment se
sont construits les limites de 'l’acceptable et de l'inacceptable dans
la sexualité, comment l'on catégorise les désirs sexuels, quels liens y
a t il entre ces désirs et la construction de la masculinité et de la féminité.
L'auteure fait remarquer que ces questions ne sont pas anodines dans la
mesure ou de nombreuses lesbiennes ont associés leur désir à un désir
masculin car seul acceptable. Elles se sont donc masculinisées. D'autres
ont refusé cela car cela leur semblait cautionner l'idée que
l'homosexualité était une pathologie.
Line Chamberland parle ensuite de la définition de l'homosexualité ; pour
la qualifier , depuis les années 60, on parle souvent d'une attirance
sexuelle qui serait irréversible. La considérer comme innée, c'est
cautionner l'idée que l'homosexualité coexiste à coté de l'hétérosexualité
et que cette dernière est normale, naturelle.
Nier toute différence c'est escamoter les identités différentes,
l'histoire bien particulière. cela permet de ne plus réfléchir à l'hétérosexisme
et d’oublier combien i lest oppressif pour les femmes. C'est aussi ne
plus réfléchir à la notion de genre.
On peut dégager deux pistes de réflexion pour ce texte.
L’homosexualité n’est souvent vue que comme une attirance pour le même
sexe que soi ; ne faudrait il pas s’interroger sur ce qu’il implique
dans la construction du genre, sur ce qu’il propose comme modèle face
à l’hétérosexisme et sur ce qu’il signifie face à lui. Le
lesbianisme est il donc un choix politique, conscient ou non, peu importe.
Mathilde
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