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Note : Il pourra sembler étrange que je consacre
un article au discours masculiniste, mais cela me semble important pour
plusieurs raisons
- des personnes non sensibilisées à l'anti-sexisme pourraient accorder foi à
leurs dires
- nous ne devons pas les faire taire mais, au contraire, montrer que leurs
arguments sont faux et biaisés
- j'ai délibérément choisi de répondre à leurs assertions, en utilisant
leurs sources et des sources "neutres", non féministes.
L'article reprendra donc des chiffres et
conclusions avancées par les masculinistes et y apportera donc contradiction.
Le discours masculiniste consiste à reprendre des tableaux produits par des organismes
d'État, à omettre
les légendes et conclusions pour y apporter ses propres analyses.
Les agressions sexuelles
Sources :
- Institut de la statistique du Québec.
Également parue dans Le Quotidien du 24 septembre 1998.
- Statistique Canada, Centre canadien de la Statistique juridique: Statistique de
la criminalité au Canada nu: 85-205, publication annuelle 1999, 7 octobre.
Conclusion masculiniste :
Seulement le niveau III constitue une agression sexuelle comme la population
l'entend, soit un viol. Le niveau I, qui constitue 96,1 % de toutes les
agressions au Canada, est: une main sur une fesse, sur un sein, sur une cuisse.;
- 354 cas de viol, chaque année, rapportés à la police et condamnés par la
justice, dans une population de plus de 30 000 000 (millions) d'habitants au
Canada.
- 118 cas de viol, chaque année, rapportés à la police et condamnés par la
justice, dans une population de plus de 7 000 000 (millions) d'habitants au Québec.
- 72 cas de viol, chaque année, rapportés à la police et condamnés par la
justice, dans une population de plus de 11 000 000 (millions) d'habitants en
Ontario.
Certains diront, avec raison, qu'on n'a pas toutes les agressions sexuelles répertoriées
au Canada, c'est probablement vrai. Mais un échantillon de faits basé sur une
population de plus de 30 millions ( 30,000,000) d'habitants, et des enquêtes de
tous nos services de police à travers le Canada.... est, pour le moins que l'on
puisse dire, un échantillon non négligeable de la réalité des agressions
sexuelles....non?
Explication :
La loi canadienne a, depuis 1983, supprimé le mot "viol" de ces lois.
Les niveaux I, II et III concernent donc tous potentiellement, des viols. Le
Canada a ainsi voulu condamner toute agression sexuelle, sans plus tenir compte
du critère de la pénétration non consentie.
Voici ce que dit la loi :
Agression sexuelle
271. (1) Quiconque commet une agression sexuelle est coupable :
a) soit d'un acte criminel et passible d'un emprisonnement maximal de dix ans;
b) soit d'une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure
sommaire et passible d'un emprisonnement maximal de dix-huit mois.
Agression sexuelle armée, menaces à une tierce personne ou infliction de lésions
corporelles
272. (1) Commet une infraction quiconque, en commettant une agression
sexuelle, selon le cas :
a) porte, utilise ou menace d'utiliser une arme ou une imitation d'arme;
b) menace d'infliger des lésions corporelles à une autre personne que le
plaignant;
c) inflige des lésions corporelles au plaignant;
d) participe à l'infraction avec une autre personne.
(2) Quiconque commet l'infraction prévue au paragraphe (1) est coupable d'un
acte criminel passible :
a) s'il y a usage d'une arme à feu lors de la perpétration de l'infraction,
d'un emprisonnement maximal de quatorze ans, la peine minimale étant de quatre
ans;
b) dans les autres cas, d'un emprisonnement maximal de quatorze ans.
Agression sexuelle grave
273. (1) Commet une agression sexuelle grave quiconque, en commettant une
agression sexuelle, blesse, mutile ou défigure le plaignant ou met sa vie en
danger.
(2) Quiconque commet une agression sexuelle grave est coupable d'un acte
criminel passible :
a) s'il y a usage d'une arme à feu lors de la perpétration de l'infraction, de
l'emprisonnement à perpétuité, la peine minimale étant de quatre ans;
b) dans les autres cas, de l'emprisonnement à perpétuité.
Et voici le commentaire de cette loi : http://canada.justice.gc.ca/fr/cons/accea/J.html
Le harcèlement juridique et les fausses accusations
Source :
- Page 47, figure 3.11. Étude sur l'incidence et les caractéristiques des
situations d'abus, de négligence, d'abandon et de trouble de comportement
sérieux signalées à la Direction de la protection de jeunesse au Québec.
Conclusion masculiniste :
Au Québec, Canada :
42,85% des signalements d'abus sexuel faits au D.P.J. sont non fondés après
enquête. Rapport
final, juin 2002. Isbn: 2-922-914-01-1;
Extrait : Toutes catégories
confondues, les deux principales sources d'accusation sont: le milieu scolaire
38% (plus de 80% de personnel féminin, dont plus de la moitié des accusations
étaient non fondée, soit 20% sur 38%) et les mères 29% (dont plus de la moitié
était non fondée, soit 16% sur 29%) (page 94)
Le même phénomène des fausses accusations se retrouvent dans les cas de
violence conjugale. Trop souvent ces accusations sont portées dans le cadre
d’une séparation avec désaccord en ce qui concerne la garde des enfants.
Nous savons toutes que ces accusations, même si elles se sont avérées fausses
sont dévastatrices pour l’homme.
Les femmes obtiennent la garde exclusive des enfants dans une proportion de 82%
la , 5 % le papa et 13% la garde partagée. Dans au moins la moitié des cas où
la mère a la garde exclusive, le papa aurait voulu jouer un rôle plus
important. C’est une violence TYPIQUEMENT FÉMININE qui ne laisse pas de trace
physique, ni de trace dans un quelconque rapport ou analyse statistique sur la
violence envers les hommes. On peut affirmer que, quand la garde est partagée,
c’est qu’il n’y a pas de conflit et que quand elle est accordée au papa,
c’est que la mère est désintéressée ou inapte.
Explication :
- Qu'un abus sexuel ne soit non fondé après enquête ne signifie en aucun cas
qu'il n'a pas eu lieu. Nous savons, pour la France, que de nombreux viols sont
déqualifiés en agressions sexuelles. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils
n'ont pas eu lieu. En l'absence des dites enquêtes, nous ne pouvons savoir
comment elles ont été menées, si elles ont abouti un non-lieu, si elles
ont été classées en l'absence de preuve.
- Il est logique que les principes accusatrices soit le personnel enseignant et
les mères dans la mesure où ce sont elles qui ont le plus de contacts avec les
enfants. Le personnel enseignant étant nommé par concours ; il est donc facile
pour des hommes, de passer ce dit concours et de réduire ainsi la place des
femmes dans l'enseignement.
- Aucune statistique n'est fournie concernant les violences conjugales.
- Aucun chiffre n'est fourni sur le pourcentage de pères demandant le droit de
garde des enfants. Je ne nierai pas qu'il est plus accordé aux mères, mais des
organismes de défense des pères reconnaissent eux-mêmes que les pères ne
font pas souvent la demande du droit de garde.
- Lorsqu'il est dit : "Dans au moins la moitié des cas où la mère a la
garde exclusive, le papa aurait voulu jouer un rôle plus important." Nous
n'avons pas de chiffres officiels justifiant la "moitié des cas".
Nous ne savons pas non plus ce qui signifie "jouer un rôle plus
important".
- Il est dit que "C’est une violence TYPIQUEMENT FÉMININE". En quoi
obtenir le droit de garde est il une violence féminine ? ce sont les juges qui
l'attribuent et la magistrature est exercée autant par les femmes que part les
hommes : http://www.senat.fr/rap/r01-345/r01-3456.html
- Il est dit que "On peut affirmer que, quand la garde est partagée,
c’est qu’il n’y a pas de conflit et que quand elle est accordée au papa,
c’est que la mère est désintéressée ou inapte." Le cas où la mère a
la garde est oublié. Si nous suivons la logique masculiniste, on peut en conclure
que tous les cas où le père n'a pas la garde, c'est qu'il doit être
désintéressé ou inapte.
La violence faite aux enfants
Source :
- Statistique Canada : Étude canadienne sur
l'incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les
enfants nu: isbn 0-662-85404-7, année 2000 (résumé). Pages 23 et 24 figure
2-8.
Conclusion masculiniste : 135 573 enquêtes de violence sur les enfants
au Canada, dans 60% des cas fondés (corroborés), les mères biologiques étaient
les agresseurs ( parmi les 7 catégories les mères sont plus violentes: qu'un
étranger, un père (41%), une belle mère, un beau-père, un frère ou une sœur
ou autres.). Des 6 types de structure familiale ( deux parents biologiques (85%
des cas), un parent biologique et un (e) conjoint(e) de fait ou de droit, un
parent biologique et une autre personne, la mère seule (12% des cas), le père
seul, autres ) : Les enfants de famille de mère seule sans conjoint, ( toutes
proportions gardées) sont majoritairement les plus agressés, dans 38% des cas.
Page 33 et 34 figure 3-3.
Explication :
Le rapport complet "Étude canadienne sur l'incidence des signalements de
cas de violence et de négligence envers les enfants" se trouve ici : http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/cisfr-ecirf/pdf/cis_f.pdf
- p86 : il est dit "Cette répartition est quelque peu biaisée par le
fait que 40% des familles ayant fait l'objet d'une enquête monoparentale sont
des familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin". Il est
absolument logique que plus de femmes se soient rendues coupables de violences
dans la mesure où elles constituent une bonne partie des familles interrogées.
Si 100% des familles interrogées avaient été des familles monoparentales dont
le parent est de sexe féminin, il est certain que 100% des violences faites à
enfant auraient été le fait de femmes. Mais on ne peut évidemment pas en
conclure que ce sont les seules coupables.
- En nous rapportant au tableau p87 et à ses conclusions nous pouvons voir que
: dans les cas de violences physiques et dans les cas de négligence, 40 %
des familles sur qui a porté l'enquête étaient des famille monoparentales avec
une femme comme parents.
Si nous nous fions au deuxième tableau, nous constatons que le seul type de
violence exercée davantage par les femmes est la négligence dont l'explication
est donnée pp 71-73 du rapport ci dessus. La principale cause de négligence
est le "défaut de superviser" c'est-à-dire de défendre l'enfant
dans le cas de violences ou d'abus sexuels. Il est par exemple dit p71 qu'on
parle de négligence si une personne aurait du être au courant des abus
sexuels que subissaient son enfant. Nous savons aussi que dans les famille
traditionnelles, c'est en général la mère qui nourrit et emmène son enfant
chez le médecin ; il est donc logique que ce soient plus les femmes qui se
rendent coupables de négligence.
Source :
- Statistique Canada, La violence
familiale au Canada , no :85-224-xif au catalogue année 2000.
Conclusion masculiniste : 170 enfants ont été tués par leur mère au
Canada, en dix ans, entre 1988 et 1997. Statistique Canada, La violence
familiale au Canada , no :85-224-xif au catalogue année 2000. ( I l y est dit:
17 par année en moyenne). Page 47, tableau 5.5.
Les femmes, mères, choisissent de tuer leurs enfants en plus bas âge,
lorsqu'ils sont plus vulnérables. Page 48, figure 5.7.
Explication :
Le rapport complet "La violence familiale au Canada" se trouve ici : http://www.statcan.ca/francais/freepub/85-224-XIF/0000085-224-XIF.pdf
- Le tableau ci-dessus est p 50. Un commentaire dit "Les membres de la
famille ont commis la majorité (92%) de ces homicides [nb : sur des nourrissons
de moins de 1 an] : 48 % des nourrissons ont été tués par le père, 38
% par la mère. Nous en avons la preuve avec le tableau 5.8.
- p 49 il est dit (pour l'année 1998) "Dans l'ensemble la majorité des
enfants tués par un parent ont été victimes des mains de leur père".
- Affirmer qu'une mère choisit de tuer son enfant lorsqu'il a moins de 3
ans est une allégation ridicule : est ce qu'un enfant de 3 ans se défendrait
plus face à une adulte ?
Les fausses allégations de violence
sexuelle
Conclusion masculiniste :
En Ontario, Canada. 67,7% d'agressions sexuelles contre les pères sont
fausses. 9260 cas d'agression sexuelle paternelle enquêtée ( father: 2 737,
other male: 5 202, stepfather: 1 321 ), par le gouvernement : Social Service
Child Protect. Ontario Incidence Study of Reported Child abuse and Neglect 1994,
isbn 1-55159-036-06. father: 2 737, other male: 5 202, stepfather: 1 321 ), par
le gouvernement: Social Service Child Protect. Ontario Incidence Study of
Reported Child abuse and Neglect 1994, isbn 1-55159-036-06.
Explication :
http://www.bcifv.org/resources/newsletter/1999/summer/rolefrench.html
Extrait : "Par exemple, des allégations de violence sexuelle à l’égard
d’enfants sont faites dans seulement 2 % des cas de divorce au Canada et dans
70 % de ces cas, on en prouve la validité. Sur les 30 % d’allégations qui
restent, on réussit à prouver qu’elles sont fausses dans un très petit
nombre de cas. Selon une étude de plus de 9 000 litiges ayant trait à la garde
ou au droit de visite d’un enfant effectuée aux États-Unis en 1990, 2 % de
ces litiges portaient sur des allégations de violence sexuelle à l’égard
d’enfants. "
Enlèvements d’enfants
Conclusion masculiniste : Enlèvements
parentaux internationaux Canada Québec, 2 fois plus de femmes mères, que de pères,
"kidnappent" leurs enfants. Convention de la Haye sur les aspects civils de
l’enlèvement international d’enfants Statistiques pour le Québec déplacement
illicite ou non retour illicite du 1 janvier 1992 au 10 mai 1999 . Département
de la justice D.G.A.J.
Source : Convention de la Haye. Du 1 janvier 1992 au 10 mai 1999. Département
de la justice D.G.A.J.
Lien pertinent : http://www.mensongefeministe.ca/enlxx.html
Explication :
Un lien pertinent n'est pas un lien masculiniste mais celui d'un organisme d'État.
Ce lien ne fait mention ni des hommes ni des femmes : http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/publications/generale/enlevement.htm
Mathilde et Dricos
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