- Communiqué de Marie-Jo Bonnet au sujet de l'affaire CLIT -


Paris, 14 avril 2004

Le journal Tetu a fait état dernièrement de l'Ordonnance de Non-lieu rendue par le juge d'instruction le 3 février dernier à la suite de la "Plainte contre x" que j'avais déposée le 23 décembre 2002 pour envois anonymes de tampax ensanglantés, cinq jours durant, suivis d'une lettre injuriante.

Le journal a basé son information sur les dires de Esther Boschko, alias Georgette W. Butch, qui s'est bien gardée de dire l'essentiel. A savoir :
1) Les qualifications ont été augmentées par le Ministère Public à : "Violences volontaires en réunion avec préméditation" et "Menace ou acte d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter". Trois jeunes filles ont été mises en examen, dont Esther Boschko.
2) Lors de l'entrevue avec Mme la Juge d'Instruction, nous avons convenu de pacifier les choses et ne pas aller jusqu'au procès, à condition toutefois que je reçoive des lettres d'excuse des trois jeunes filles mises en examen, sachant que l'une d'entre elles s'était déjà longuement excusée auprès de moi, regrettant d'avoir été entraînée dans cette action de "Commando" sans même me connaître.
3) Lors de la confrontation en novembre 2003, j'ai confirmé mes propos précédents en ajoutant que l'envoi de tampax ensanglantés était une  méthode pratiquée par l'extrême droite dans sa lutte contre l'avortement.
4) Esther Boschko, allias Georgette W. Butch, m'a envoyé une lettre d'excuse datée du 4 décembre 2003, ainsi que les deux autres jeunes filles.
5) J'ai informé Mme La Juge d'instruction que j'avais reçu les lettres d'excuse, et qu'en conséquence j'estimais qu'une solution amiable avait été trouvée.
6) L'ordonnance suivante a été rendue le 3 février 2004 : "Déclarons n'y avoir lieu à suivre en l'état et ordonnons le dépôt du dossier au greffe pour y être repris s'il survenait des charges nouvelles".

Je demande au journal Têtu de publier intégralement mon communiqué.

Marie-Jo Bonnet
Paris

Liens :
- Voici la brève publiée sur Tetu.com : http://infos.tetu.com/lire/6482
"Précisions dans l’affaire Clit contre Marie-Jo Bonnet par Xavier Héraud le 15/04/04 (Justice)
France & Suisse - Dans le Quotidien du 30 mars 2004, nous faisions état de l’ordonnance de non-lieu rendue dans l’affaire opposant l’historienne Marie-Jo Bonnet à Georgette W. Butch et deux autres adhérentes du Commando des lesbiennes insoumises et transgressives (CLIT). Marie-Jo Bonnet, qui avait porté plainte après avoir reçu chez elle 5 tampax usagés (action revendiquée par le Clit), a tenu à apporter quelques précisions. "Lors de l'entrevue avec Mme la Juge d'Instruction, nous avons convenu de pacifier les choses et ne pas aller jusqu'au procès, à condition toutefois que je reçoive des lettres d'excuse des trois jeunes filles mises en examen", nous écrit-elle. "Georgette W. Butch, m'a envoyé une lettre d'excuse datée du 4 décembre 2003, ainsi que les deux autres jeunes filles. J'ai informé Mme La Juge d'instruction que j'avais reçu les lettres d'excuse, et qu'en conséquence j'estimais qu'une solution amiable avait été trouvée"."
- Non-lieu dans l’affaire Marie-Jo Bonnet / "Clit" Par Xavier Héraud le 30/03/04 (Justice)
France - Selon nos informations, Georgette W. Butch, cofondatrice du Commando des lesbiennes insoumises et transgressives (CLIT), a bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire qui l’opposait à l’historienne Marie-Jo Bonnet. L’ordonnance a été prononcée le 2 février dernier par le Tribunal de grande instance de Paris. Marie-Jo Bonnet avait porté plainte pour «blessures volontaires sans ITT (incapacité temporaire de travail) » suite à l’envoi de plusieurs tampons usagés à son domicile, en décembre 2002.
L’action avait été revendiquée par le CLIT, qui l’avait justifiée par les prises de positions de Marie-Jo Bonnet contre le Centre d’archives (CADHP) piloté par Jean Le Bitoux (lire Têtu n° 79). Marie-Hélène Bourcier et la journaliste Blandine Grosjean (Libération) avaient également été visées par le CLIT, mais elles n’avaient pas souhaité donner suite.

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